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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 13:55

Haïku, Haïku !
Ah Que Coucou !!

Par Kitsune-San - Publié dans : Haikus
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 10:18
Verte Souris, course dans l'herbe
Messieurs, la queue
S'attrape et se montre !

Les messieurs :
L'huile et l'eau ont de la trempe !
chaud l'escargot, chaud !
Par Kitsune-San - Publié dans : Haikus
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 11:49
Nyofu













~

à peine terminé
il est déjà vieux
l'épouvantail

koshiraeshi
tokikara furuki
kagashi kana

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Yayu 也有
à ses pieds
on vole les haricots
ah ! l'épouvantail

ashimoto no
mame nusumaruru
kagashi kana

~














♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Sazanami 小波













~

d'épouvantail
en épouvantail volent
les moineaux

kagashi kara
kagashi e wataru
suzume kana

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa 一茶
au nourrisson
il sert de pare-vent
l'épouvantail

chinomigo no
fûbô ni tatsu
kagashi kana

~














♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Shoha 召波














~

au soleil couchant
son ombre atteint la route
ah ! l'épouvantail

yûhikage
michimade dezuru
kagashi kana

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Buson 蕪村
la rizière moissonnée
il est métamorphosé
l'épouvantail

ine karete
butsu o arawasu
kagashi kana

~
















♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Taigi 太祇













~

renversé, redressé
renversé à nouveau
ah ! l'épouvantail

fukitaosu
okosu fukaruru
kagashi kana

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Shoshu
même pas bon à brûler
il est tout pourri
l'épouvantail

takigi tomo
narade kuchinuru
kagashi

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Bonchô 凡兆















~

le bruit de quelque chose
qui s'écroule tout seul
l'épouvantail

mono no oto
hitori tafururu
kagashi kana

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Joso 丈草
à chauffer la baignoire
se termine la vie
de l'épouvantail

suefuro no
shitaya kagashi no
mi no owari

~















♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Par Kitsune-San
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 11:47
Issa
~ j'ai emprunté ma chaumière
aux puces et aux moustiques
et j'ai dormi

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Hasuo
tout en larmes
assis il raconte
sa maman l'écoute
~

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa
~ les montagnes lointaines
dans les prunelles
de la libellule

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issekiro
je lève la tête
l'arbre que j'abats
comme il est calme
~

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Kôi
~ dans ce monde de rêves
je cultive des oignons
solitude

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Teitoku
même la brume
s'élève par taches
année du tigre
~

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Yayû
~ j'éternue
et perd de vue
l'alouette

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Teishitsu
Ça, ça,
c'est tout ce que j'ai pu dire
devant les fleurs du mont Yoshino
~

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Buson
~ lotus blanc
il songe à te couper
le bonze

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa
Le cadet
porte le balai
on va voir les tombes
~

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Par Kitsune-San - Publié dans : Haikus
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 11:46












~

sur la pointe d'une herbe
une fourmi
sous le ciel immense

kusa no ho no
ippiki no ari nimo
oozora

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

J'ai balayé les feuilles mortes
ceux qui passent
ne se rendent compte de rien

ochiba haki iru
hito no ushiro no ourai o
shirazu

~

















♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦




















~

sur la lettre
qu'allongé j'écris
le coq se penche

nesobette kaite iru
tegami o niwatori ni
nozokareru

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

profonde solitude
je bouge mon ombre
histoire de voir

tsukuzuku sabishii
warega kageyo
ugokashite miru

~


















♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦














~

au milieu du brouillard épais
le bruit de l'eau
vers lequel je me dirige

moya no naka
mizuoto aini
iku nari

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

j'ai manqué mon coup
la tête du clou
est toute tordue

uchi sokoneta
kugi ga kubi o
mageta

~














♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


















~

la porte se referme
dans un grand bruit
le temple s'endort

kado (mon) o shimeru
ookina otosa shite
otera ga neru

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

impossible d'enfiler
le fil dans l'aiguille
je contemple le ciel bleu

hari ni ito o
tôshi aezu
aosora o miru

~















♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦



















~

Il n'y a rien
dans le tiroir du bureau
que j'ai ouvert histoire de voir

nannimo nai
tsukue no hikidashi o
akete miru

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

solitude
j'écarte mes cinq doigts
histoire de voir

sabishii zo hitori
gohon no yubi o
hiraite miru

~


















♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Par Kitsune-San - Publié dans : Haikus
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 11:44
Issa 一茶














~

le gros matou
dort comme une masse
sur l'éventail

ôneko no
dosarito netaru
uchiwa kana

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Shiki 子規
terrible !
des pierres s'écroulent du mur
les chats en chaleur

osoroshiya
ishigaki kuzusu
neko no koi

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa 一茶











~

sortant de l'obscurité
pour pénétrer dans l'obscurité
les chats en chaleur

yami yori
yami ni hairu ya
neko no koi

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa 一茶
au cours de ses amours
le chat d'un autre lieu
il est devenu

koi tsuide
yoso no neko to wa
narini keri

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa 一茶












~

sous le prunier rouge
mis à sécher
le chaton toiletté

kôbai ni
hoshite oku nari
arai neko

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Hôrô 鳳朗
le ruisseau au printemps
d'un saut le chat essaie de le franchir
et manque son coup

haru no mizu
neko no tobikoshi
tokuza keri

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa 一茶












~

la mère du moineau
lui réclamant son enfant
poursuit le chat

oyasuzume
ko wo kaese to ya
neko wo ou

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa 一茶
un chat errant
sur les genoux d'un Bouddha
dort

noraneko ga
hotoke no hiza wo
makura kana

~












♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Suikô 水光












~

les pupilles du chat
comme des aiguilles
quelle chaleur !

neko no me no
hari ni naritaru
atsusa kana

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Kusatao 草田男
hochant la tête
il se lèche
le chat sous la lune

atama wo furite
mi wo nameyosofu
getsu no neko

~
















♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Par Kitsune-San
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 11:42
Seishi 誓子












~

marée printanière
mon corps entier transpercé
par la sirène du bateau

shunchô ya
waga sômi ni
fune no kiteki

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Shiki 子規
sur les îles
des lumières s'allument
la mer au printemps

shimajima ni
hi wo tomoshi keri
haru no umi

~














♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Hokushi 北枝











~

des mâts alignés
en face d'une île
dans le brouillard

hobashira no
narabu ya kiri
mukai shima

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Gyôdai 曉臺
le coucou !
survolant le rivage sauvage
aux vagues écumantes

hototogisu
naku ya yûki no
namigashira

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Santoka 山頭火

















~

me voilà
là où le bleu de la mer
est sans limite

ware ima kokoni
umi no aosa no
kagirinashi

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Shiro 士朗
au soleil levant
rien d'autre
que le brouillard sur la mer

dezuru hi no
soto ni mononashi
kiri no umi

~














♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Santoka 山頭火














~

le bruit incessant des vagues
mon village natal
si loin

nami oto
taezushite
furusato tôku

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Hosai 参照形
des hautes vagues déferlent sur le sable
seul, un homme
ayant renoncé à tout

takanami uchikaesu
sunahama ni hitori wo
nagedasu

~


















♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Basho 芭蕉












~

début de l'automne
la mer et les champs
du même vert

hatsu aki ya
umi mo aota no
hito midori

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Rofu 露風
d'une empreinte de pied
un crabe se méfie
à marée basse

ashiato wo
kani no ayashimu
shiokan kana

~














♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Par Kitsune-San
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 11:11
 SOSEKI est né à Tokyo en 1867 et il y est mort en 1916. Dans le mouvement littéraire du «croquis pris sur le vif», qui naît dans les tumultes de l'ère Meiji, Soseki Natsume est au roman ce que Shiki Masaoka est au haïku. L'organe officiel de cette école est la rubrique de haïku du journal Nihon, fondée en 1893, et la revue Hototogisu (Le coucou), fondée en 1897. Auteur d'essais (Omoidasu koto nado, Au gré de mes souvenirs, 1910-1911; Shakai to jibun, La société et moi, 1913; Garasudo no uchi, Dans la vitrine, 1915) et de romans qui lui ont valu une célébrité mondiale (Wagahai wa neko de aru, Je suis un chat, 1905; Kokoro, Le pauvre coeur des hommes, 1914), Soseki Natsume écrit aussi des haïkus. L'impressionnisme pénétrant, la fine psychologie, l'humeur grinçante et l'idéalisme glacé qui ont fait le talent du romancier se retrouvent dans l'atmosphère de ses poèmes. L'ensemble de ses 2,500 haïkus, qui sont autant de témoignages de son existence d'ermite, à la vie intérieure douloureuse et tourmentée, ont été rassemblés et publiés sous le titre Soseki haïku shu (Recueil des haïkus de Soseki) par les éditions Iwanami Shoten pour la première fois en 1917.

Hito ni shishi tsuru ni umarete saekaeru
  Les hommes meurent
Et les grues naissent
Translucides et glacés



Mujinjima no tenshi to naraba suzushikaro
  Si j'étais souverain
D'une île déserte
Ce serait rafraîchissant!



Aru hodo no kiku nageireyo kan no naka
  Tous les chrysanthèmes
Jetez-les donc
Dans son cercueil



Kimi ga koto chiri o haraeba naru aki ka
  Ton koto
Quand je l'essuie
Fait-il gémir l'automne?



Yuku hito ni todomaru hito ni kitaru kari
  Pour ceux qui sont partis
Pour ceux qui sont restés
Les oies reviennent



Toritomuru inochi mo hosoki susuki kana
  Arraché à la mort
Le mince fil de ma vie
Roseaux jaunissant de l'automne



Tatakarete hiru no ka o haku mokugyo kana
  Quand on lui tape dessus
La cloche de bois à prières
Vomit les moustiques du jour



Sumire hodona chiisaki hito ni umaretashi
  Semblable à la violette
Homme de rien
J'aurais voulu naître



Yamu hi mata misu no hima yori aki no cho
  Même alité il vient me voir
Par le store de bambou
Papillon d'automne



Aki-kaze ya hibi no iritaru i no fukuro
  Vent gris d'automne
Gerçures à l'intérieur
De mon estomac

 

Remplissez son cercueil
De tous les chrysanthèmes du monde
Autant que la terre peut en fleurir



Le cœur offert au ciel
Les fleurs de la mort
Au bord du chemin

Humble village
Sans avenir sans passé
Histoire de fleurs


Une maison
Perce dans le silence

Aux feuille mortes
Que je voudrais brûler
Déjà la grêle se mêle

Mon amour a la couleur de la nuit
Couleur des ténèbres
Que vient visiter la lune


Les fleurs sont tombées
Des pétales déchirés le courant a emporté
Jusqu’à l’ombre

J’aimerais renaître
Si c’était possible aussi modeste
Qu’une violette


Sous mes yeux près de mon pinceau
Une libellule s’est posée
Quelle âme accompagnait-elle ?

L’ami s’en est allé
En rêve
La Voie Lactée


Nostalgie m’enveloppe
Pour le temps poétique
Robe de papier

J’ai froid au cœur
Trois notes de shamisen
Inexplicablement mon cœur se glace


Lumière éteinte
Du ciel limpide une étoile se détache
Et entre par la fenêtre


Entre les feuilles du volubilis
Un reflet
Les prunelles du chat


Ombre sur l’herbe douce
Le rêve du chien endormi s’élève
Comme brume légère


Sur mes entrailles
Le bouillon de riz
Verse trois gouttes de printemps

Vent d’automne colore les feuilles
Est-ce lui qui a posé sur ma tête
Le premier cheveu blanc

Les hommes meurent
Les hommes vivent
Passent les oies sauvages

L’automne s’en va coule le temps
Seuls demeurent
Les nuages

L’année s’en va
Le chat demeure
Sur mes genoux blotti

Le secret de la neige
Par Kitsune-San - Publié dans : Haikus
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 11:01
Ryushi 立志
silence
le bruit d'un oiseau
sautillant sur les feuilles mortes

shizukasa ya
ochiba o ariku
tori no oto

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Buson 蕪村
lune froide
le gravier crisse
sous la chaussure

kan getsu ya
ko ishi no saharu
tou no soko

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Joso 丈草













~

un chat de gouttière
court sur l'avant-toit
la lune d'hiver

nora neko no
kakedasu noki ya
fuyu no tsuki

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Basho 芭蕉
glace nocturne
la cruche qui éclate
me réveille

kame oruru
yoru no koori no
nezame kana

~














♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Tairo 太魯














~

à la flamme de la lampe
j'ai grillé
mon pinceau gelé

tomoshibi ni
kooreru fude o
(koge) shikeri

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Shiki 子規
à l'ombre des poteaux à linge
se devine
le solstice d'hiver

mono hoshi no
kage ni hakarite
touji kana

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Issa 一茶














~

un bouddha dans la lande
au bout de son nez
une stalactite

(no butsu) no
hana no saki kara
tsurara kana

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Shiki 子規
dans l'ombre des arbres
mon ombre bouge
la lune d'hiver

ki no kage ya
waga kage ugoku
fuyu no tsuki

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Buson 蕪村












~

le vent d'hiver
les rochers déchirent
le bruit de l'eau

kogarashi ya
iwa ni sakeyuku
mizu no koe

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Taigi 太祇
lune froide
seul je marche
le bruit du pont

kan getsu ya
waga hitori iku
hashi no oto

~













♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Par Kitsune-San - Publié dans : Haikus
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 10:42
Sa vie (source Wikipédia)
Buson Yosa
(与謝蕪村) (171625 décembre 1784) est un poète auteur de haïku et un peintre japonais de la période Edo. Son vrai patronyme est Taniguchi (谷口). On le considère aujourd'hui comme l'un des trois plus grands maîtres du haïku de la période Edo, avec Bashō Matsuo et Kobayashi Issa. Il est l'inventeur du haiga, peinture accompagnée d'un haïku.
Les poèmes de Buson sont très visuels mais ils cherchent à rendre l'essence des choses plutôt qu'à décrire leur apparence

Ses poèmes


 Passé la grande porte
 Moi aussi devenu vagabond 
Soir d'automne 

Grosse neige 
Village sans cloche 
La nuit s'approfondit 
                  

Azalées en fleurs
On enlève les cailloux 
 Quel bonheur ! 


Pleine lune d'été
 
Trempé par la rosée 
Aiguilles de rosée

                                              

                                                    Accrochés à sa ceinture

                                                    Des saumons séchés

                                                    Vieillard au marché

 

Automne aux blés moissonnés 
Le visage triste 
De cette folle

                 Tout en sueur 
Il a oublié son épouse le fripon 
Maison de thé aux glycines

 

                                                       Des jeunes oignons

                                                       La saine fraîcheur

                                                       Danse sacrée d'été

On voit dans ses yeux 
Une apparence d'automne 
Vêtements de chanvre

 

                                                        Aux hibiscus

                                                        Aux sarrasins se mêlent

                                                        Des chrysanthèmes sauvages

 

 

Les fleurs de thé 
Encerclent les rochers 
Encombrent le sentier

.

                                                  

                                                          L'hiver est sec

                                                          Le corbeau noir

                                                          Le héron blanc

.

Sous son faix de millet 
Un cheval s'écroule 
Un oiseau chante

.

                                                           26 janvier 1783

                                                           Soleil tardif

                                                           Un faisan descend

                                                           Sur le pont

.Abricotier rose 
Un oriole se pose 
Sur la troisième branche

 

                                                           

                                                           Chagrin On pêche

                                                           A la ligne Le vent d'automne

                                                           Remue le fil 

Brise printanière Je marche 
Le long du chemin de halage 
Ma maison est loin

.

                                                            Claire lune automnale

                                                            Les lapins traversent

                                                            Le lac Suwa  

Eaux profondes 
Bruit des faucilles aiguisées 
Tranchant les roseaux

A qui vient de saisir les os du défunt
La consolation
Des violettes

Devant les prunes vertes
Elle fronce les sourcils
La belle fille 

Accrochés à la ceinture
Des saumons séchés
Vieillard au marché

Matin de neige
De la fumée monte de la cuisine
Réjouissante

Lune froide
Le gravier crisse
Sous la chaussure

Brouillard matinal
Dans le village aux mille avant-toits
Les bruits du marché

Marché de Kantan
J'examine des fugu
Neige matinale

Le vent d'hiver
Les rochers déchirent
Le bruit de l'eau

Foulant les feuilles dorées du ginkgo
Le gamin tranquillement
Descend la montagne


Passé le portail 
J'ai rencontré un ami 
Soir d'automne
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